L’ASMIE

A l’heure où il est de bon ton de verser une larme sur le drame humains des réfugiés risquant leur vie pour fuir des pays en guerre, pour fuir la misère ; on ferme encore les yeux sur les enfants, sur ces mineurs isolés étrangers, qui sont déjà au cœur de nos villes et n’ont souvent nul toit où dormir.

Qui sont ces jeunes étrangers isolés, sans famille ? Ce sont des enfants qui ont fui la misère, fui des pays en guerre. Des enfants qui partent parce que c’est « marche ou crève ». Ce sont des enfants qui ont traversé le pire pour aller là où la vie leur semble possible, là où pourrait être un avenir, une terre d’asile. Ce sont des enfants qui doivent faire la preuve de leur minorité et ni leur témoignage ni les quelques papiers d’identité amenés dans leur bagage ne suffisent.

Ils doivent se soumettre à un examen de l’âge osseux dont pourtant l’inefficacité est reconnue par tous.

Nous avons fondé l’ASMIE tout d’abord pour travailler à la création d’un centre d’hébergement cogéré pérenne dès leur arrivée sur le territoire français. En effet, plus de 80% de ces jeunes à Paris sont rejetés par l’Aide Sociale à l’Enfance et se retrouvent sans hébergement, contraints de vivre dans la rue.

Nous tentons de réunir des fonds, rédigeons des projets, démarchons les financeurs.

Mais nous restons des acteurs de terrain, partant à la rencontre de ces enfants, de ces mineurs et cherchant des solutions concrètes avec eux et pour eux en ce qui concerne leur insertion sociale, professionnelle, scolaire…

Comment régler la question du droit à l’éducation, l’accès à l’école publique et au système éducatif qui leur est refusé ? Comment peser sur les décisions qui les empêchent d’intégrer -dans un premier temps-  le cycle scolaire ?

 

 

Être à l’ASMIE, c’est:

 

  • Essayer de passer un accord avec les rectorats (paris, et départements d’île de France) afin d’inscrire ces mineurs au CASENAV (les tests validant le niveau scolaire ) et pouvoir remplir tous les dossiers de scolarisation.

 

  • Suppléer l’Ase dans sa mission de scolarisation de ces enfants, en devenant « accompagnateur bénévole de l’ASMIE, pour ainsi suivre la scolarité des jeunes pris en charge (qui aujourd’hui ne sont même plus mis à l’école…).
  • Organiser du soutien scolaire, signer pour eux leurs carnets de correspondance, aller aux conseils de classe …
  • S’assurer que chaque jeune considéré comme mineur par la justice est bien à l’école !
  • Se battre pour leur accès aux soins, aux dispositifs de santé, ce qui est de plus en plus difficile pour les jeunes sans domicile fixe non pris en charge.
  • Les aider à rencontrer d’autres jeunes dans les lycées, pour échanger, s’entr’aider et rencontrer d’autres adolescents qui ne savent pas toujours quelles vies ont ces jeunes isolés
  • Vaincre l’isolement et les préjugés par la rencontre, savoir s’exprimer pour expliquer pourquoi ils sont ici.
  • Rechercher des vélos pour que leurs déplacements soient possibles (sans titres de transport, ils sont encore plus isolés et ne peuvent faire les démarches dont ils ont besoin pour aller vers l’autonomie).
  • Leur donner l’accès à des moyens de communication (partenariat avec d’autres associations…).
  • Répertorier les lieux où ils peuvent manger, dormir, trouver des activités diverses et variées, des vêtements, organiser des concerts de soutien pour récolter des fonds, organiser des rassemblements, écrire ce qu’ils souhaitent sur le blog de l’association. C’est aussi se préoccuper de la situation à laquelle sont confrontés ces jeunes dès lors qu’ils deviennent jeunes majeurs.
  • Obtenir des documents d’état civil de leurs pays respectifs, être là, les aider à se faire entendre, à dire à écrire, à parler.
  • Ne pas les laisser seuls et construire ensemble des solutions pérennes.

 

Rejoignez-nous !

 

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